Actuellement je fais une formation sur la relation d’aide chrétienne et j’avoue que je suis interpellée parce que rarement dans le cadre de certaines églises on ne parle de ces versets. Lors de chaque cours nous sommes invités à aller en profondeur sur un texte en particulier. Ce cours est destiné à ceux qui se destinent au ministère pastorale. Je ne suis pas pasteur, je n’ai pas l’appel et je n’aspire pas à l’être. Par contre, je suis amenée à rencontrer et accompagner des chretien.ne.s abîmé.e.s par la vie et quelques fois l’église.

Plus souvent que rarement dans certaines églises, l’accent est souvent mis sur le respect dû aux pasteurs et responsables mais rarement sur leur responsabilité vis-à-vis des personnes qu’ils ont à charge. Lors du premier cours nous avons été amené à regarder en profondeur Ézéchiel 34.1-24. En lisant ce passage où Dieu fait des reproches aux bergers, j’ai découvert 8 caractéristiques d’un mauvais pasteur.

1. Il ne se soucie pas des brebis (2-4)

Dans une petite église, cela équivaudrait à s’occuper et être présent pour un groupe de personne, par exemple ceux qui donnent les plus gros montant d’offrandes et se désintéresser des démunis.
Dans une grande église, cela pourrait être priorisé la culture du résultat au détriment d’une culture bienveillante et compatissante. Au lieu de s’intéresser aux personnes on ne discuterait avec elles que du service qu’elles rendraient à l’église sans jamais savoir ce qu’elles vivent au quotidien.
L’église n’est plus une famille mais plutôt un lieu où on met ses dons au service d’un ministère. La dimension humaine a perdu sa place au profit de la culture du résultat.

2. Ils n’accomplissent pas leur devoir vis-à-vis des fidèles (4-6)

Ils ne

  • Fortifient pas ceux et celles qui sont faibles
  • Guérissent pas en prodiguant des soins celles qui sont malades
  • Pansent pas celles et ceux qui sont blessés
  • Ramènent pas celles et ceux qui se sont égarés
  • Vont pas cherchés celles et ceux qui sont perdus

Au contraire

C’est la domination qui caractérise ces ministères, la dureté. En d’autres termes le manque de compassion, d’amour et de bienveillance. Ainsi qu’un enseignement biaisé ou faux qui font que les brebis se retrouvent à avoir des pratiques non bibliques car c’est le rôle du Pasteur d’enseigner la saine doctrine.

3. Jésus le bon berger (23-24)

Le serviteur dont Esaie parle c’est Jésus. Il prophétise sa venue et en tant que responsable, nous devons veiller à non seulement manifester un leadership qui lui ressemble, mais nous devons également pointer ceux qui sont sous notre garde vers lui. Nous sommes faillibles, Jésus ne l’est pas ! Imitons Dieu et marchons dans l’amour comme le Christ avant nous car Dieu demandera des comptes aux pasteurs mais également à nous pour ce qu’il nous a confié.

Devenez donc les imitateurs de Dieu, comme des enfants bien-aimés ; et marchez dans la charité, à l’exemple de Christ, qui nous a aimés, et qui s’est livré lui-même à Dieu pour nous comme une offrande et un sacrifice de bonne odeur.
Éphésiens 5.1-2

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